Pourquoi le taux d’intérêt augmente-t-il avec la durée d’un prêt immobilier ?

Lorsque vous envisagez de financer l’achat de votre logement, vous constatez rapidement une réalité : plus la durée d’emprunt s’allonge, plus le taux d’intérêt proposé par les banques augmente. Cette particularité n’est pas le fruit du hasard ou d’une volonté arbitraire des établissements financiers. Elle reflète un fonctionnement économique et financier complexe, des contraintes réglementaires et une évaluation rigoureuse des risques. Bien comprendre ces aspects vous permettra de mieux négocier votre crédit et d’ajuster la planification de votre emprunt en fonction de votre situation personnelle et du contexte macroéconomique.

Le fonctionnement de la prime de risque temporel dans le crédit immobilier

La différence de taux entre les durées courtes et longues s’explique d’abord par un principe élémentaire en finance : la prime de risque temporel. Ce concept reprend un idée centrale : un euro aujourd’hui vaut davantage qu’un euro dans dix ou vingt ans. Pour les établissements bancaires, prêter sur une période étendue implique de renoncer à d’autres opportunités d’investissement et de s’exposer à des incertitudes multiples. Cette compensation financière se répercute alors dans le taux d’intérêt appliqué à votre crédit immobilier.

La valeur temps de l’argent et l’actualisation des flux futurs

Le principe d’actualisation sert de socle théorique à la tarification bancaire. Lorsqu’une banque vous prête 200 000€ sur 25 ans, elle ne récupérera la totalité de son capital que dans un quart de siècle. Durant cette période, l’argent perd de sa valeur réelle en raison de l’inflation, mais surtout à cause du coût d’opportunité. Les établissements financiers doivent donc actualiser les flux futurs de remboursement pour déterminer leur valeur actuelle. Cette opération mathématique révèle qu’un remboursement lointain a une valeur moindre qu’un remboursement proche. Pour compenser cette perte de valeur, les banques appliquent un taux d’intérêt plus élevé sur les durées longues.

Concrètement, si vous effectuez une simulation emprunt immobilier dans une application, vous constaterez qu’un prêt de 200 000€ à 3,12% sur 15 ans génère environ 1 390€ de mensualités, alors qu’à 3,33% sur 25 ans, la mensualité descend à 970€. Pourtant, le coût total du crédit passe de 50 200€ à 91 000€ d’intérêts, illustrant parfaitement l’influence de cette prime temporelle.

Le coût d’opportunité pour les établissements bancaires sur longue période

Chaque euro prêté sur 25 ans est un euro qui ne peut être investi ailleurs. Les banques disposent d’un capital limité et doivent l’allouer de manière optimale entre différentes catégories de prêts, d’investissements et de placements.

Si les taux étaient identiques quelle que soit la durée, une banque aurait tout intérêt à concentrer ses ressources sur des prêts courts, qu’elle récupère vite, plutôt que de les immobiliser pendant 20 ou 25 ans. En augmentant légèrement le taux sur les engagements longues durées, elle se rémunère grâce à ce surcoût compensatoire Cette contrainte est d’autant plus forte que l’environnement financier peut changer sensiblement sur une ou deux décennies, ce qui renforce la nécessité d’une « prime de durée » comprise dans le taux immobilier.

Les répercussions de l’inflation anticipée sur les taux longs

L’autre grande inconnue sur 20 ou 25 ans, c’est l’inflation. Même si vous signez un prêt immobilier à taux fixe, la banque raisonne en termes de pouvoir d’achat futur. Si les prix augmentent de 2% par an en moyenne, les 1 000€ que vous rembourserez dans 20 ans auront un pouvoir d’achat bien inférieur à 1 000€ aujourd’hui. Pour se protéger contre cette érosion monétaire, l’établissement prêteur incorpore dans son taux d’intérêt une prime associée à l’inflation anticipée.

Historiquement, on constate que les taux longs (sur 20 ans et plus) évoluent en fonction des anticipations d’inflation. Lorsque les marchés s’attendent à une inflation durablement élevée, les taux des emprunts d’État à long terme montent, et les taux des crédits immobiliers suivent le même mouvement. À l’inverse, dans une situation où l’inflation faiblit, la prime d’inflation incluse dans les taux immobiliers se réduit, ce qui explique les périodes de taux durablement bas que nous avons connues entre 2015 et 2021.

La courbe des taux OAT et son influence sur les prêts immobiliers

Pour établir leurs taux immobiliers, les banques ne partent pas d’une feuille blanche. Elles s’appuient notamment sur la courbe des taux des OAT (Obligations Assimilables du Trésor), c’est-à-dire les taux des emprunts d’État français à différentes maturités (2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans, etc.). Ces obligations tiennent de référence car elles sont considérées comme quasiment sans risque de défaut. Plus l’échéance est lointaine, plus le taux de l’OAT est normalement élevé : c’est la fameuse « courbe des taux » généralement ascendante.

Concrètement, une banque qui accorde un prêt immobilier à taux fixe de 20 ans va comparer sa grille tarifaire au rendement de l’OAT 20 ans. Elle ajoutera une marge couvrant ses coûts de fonctionnement, son risque de crédit et sa rentabilité cible. Si l’OAT 20 ans est à 2,2% et que la banque vise une marge d’environ 1,1 point, vous retrouverez des taux immobiliers autour de 3,3% sur 20 ans. Cette indexation indirecte explique pourquoi les taux immobiliers à long terme montent ou baissent avec un léger décalage par rapport aux mouvements des taux souverains.

Il arrive parfois que la courbe des taux s’inverse (taux longs inférieurs aux taux courts), notamment en période de forte incertitude économique. Dans ces cas rares, l’écart entre un crédit sur 10 ans et un crédit sur 25 ans se réduit. Cela peut créer des fenêtres d’opportunité intéressantes pour allonger la durée de son prêt sans payer beaucoup plus cher en termes de taux nominal. Là encore, des simulateurs vous permettent de calculer la mensualité de votre emprunt selon plusieurs durées.

L’exposition accrue au risque de défaillance selon la maturité du prêt

Outre les considérations purement financières, les banques doivent aussi considérer le risque de défaillance, c’est-à-dire la probabilité que l’emprunteur ne rembourse pas la totalité de son crédit. Or, plus la durée s’allonge, plus la probabilité qu’un événement de vie compromettant votre capacité de remboursement augmente. Sur 10 ans, le risque est déjà grand ; sur 25 ans, il devient statistiquement beaucoup plus élevé.

Le taux de défaut statistique sur 15 ans et sur 25 ans

Les établissements financiers s’appuient sur des modèles statistiques nourris par des décennies d’historique pour estimer le taux de défaut selon la durée de l’emprunt. Sans entrer dans des chiffres trop techniques, les études montrent qu’un prêt immobilier sur 25 ans implique, en moyenne, une probabilité de défaut nettement supérieure à un prêt sur 15 ans. Plus le temps passe, plus la banque s’expose à des ruptures de situation : divorce, chômage de longue durée, maladie, invalidité, changement de situation professionnelle ou familiale.

Imaginez votre propre vie sur 25 ans : êtes-vous certain de conserver le même niveau de revenus, le même emploi, le même cadre de vie ? Les banques se posent la même question pour chaque dossier. C’est justement parce que l’horizon est incertain qu’elles instaurent une prime de risque plus élevée.

Les ratios prudentiels Bâle III et la pondération du risque temporel

Depuis les accords de Bâle II puis Bâle III, les banques sont soumises à certains ratios prudentiels. Concrètement, elles doivent détenir un certain niveau de fonds propres en face des crédits qu’elles accordent, en fonction du risque estimé de ces crédits. Plus un prêt est jugé risqué, plus il « consomme » de capital réglementaire. Or, les prêts immobiliers de longue durée, notamment ceux de plus de 20 ans, sont pondérés avec un risque plus élevé que sur des engagement sur 10 ou 15 ans.

Cette contrainte réglementaire a un coût direct pour l’établissement prêteur : immobiliser davantage de fonds propres pour couvrir des risques sur 25 ans réduit sa capacité à financer d’autres projets ou à rémunérer ses actionnaires. Pour compenser ce surcoût en capital, la banque augmente sa marge sur les prêts longs. C’est une des raisons, souvent invisible pour l’emprunteur, qui explique pourquoi le taux immobilier grimpe avec la durée.

L’évolution de la capacité de remboursement de l’emprunteur dans le temps

Nombreux sont ceux qui pense que la capacité de remboursement de l’emprunteur augmente avec le temps, notamment grâce à la progression des salaires. Pas forcément ! Les banques observent que le parcours de vie est de moins en moins linéaire : reconversions, passage à temps partiel, périodes de chômage ou de transition, création d’entreprise, etc. Autant d’éléments qui rendent la projection sur 25 ans plus incertaine que le fait d’emprunter 100 000 euros sur 15 ans.

De plus, les charges de la vie quotidienne évoluent : arrivée d’enfants, études à financer, achat d’un second véhicule, voire d’un second bien immobilier. C’est pourquoi les établissements prêteurs prennent en compte dans leurs modèles une dégradation potentielle du taux d’endettement au fil du temps. Ils préfèrent donc accorder un prêt un peu plus cher mais plus sécurisé à long terme, plutôt que de sous-estimer le risque de fragilisation financière des ménages.

La sinistralité observée par les banques françaises selon la durée d’emprunt

Les statistiques internes des grandes banques françaises confirment cette tendance : la sinistralité, c’est-à-dire le nombre de dossiers qui basculent en impayés ou en contentieux, est plus élevée sur les prêts longs. Même si le crédit immobilier reste, globalement, un segment peu risqué en comparaison à d’autres crédits (consommation, professionnel, etc.), la corrélation entre durée et probabilité de défaut est bien réelle.

Cette réalité se reflète à la fois dans le taux nominal et dans les autres composantes du coût du crédit : assurance emprunteur plus chère sur la durée, garanties renforcées (hypothèque, cautionnement), frais annexes plus élevés. Lorsque vous comparez un prêt sur 15 ans et un prêt sur 25 ans, il est donc pertinent d’observer le TAEG global et pas seulement le taux d’intérêt de base.

Le coût de refinancement bancaire et la structure des ressources

Pour prêter de l’argent, les banques doivent elles-mêmes se financer. Elles le font via les dépôts de leurs clients, le marché interbancaire, les émissions obligataires ou encore auprès de la Banque Centrale Européenne. La structure et le coût de ces ressources dépendent grandement de la durée. Or, financer un prêt immobilier sur 25 ans ne se fait pas avec les mêmes ressources qu’un crédit sur 10 ans, ce qui pèse directement sur le taux immobilier proposé aux particuliers.

Le fonctionnement du marché interbancaire et l’Euribor

Le marché interbancaire est le marché sur lequel les banques se prêtent de l’argent entre elles à court et moyen terme. Les taux qui y sont pratiqués, et notamment l’Euribor (Euro Interbank Offered Rate), servent de référence pour de nombreux produits financiers, y compris certains prêts immobiliers à taux variable. Quand l’Euribor monte, le coût de refinancement des banques augmente ; quand il baisse, il diminue.

Pour les crédits immobiliers à taux fixe, l’Euribor reste une référence indirecte, car il influence l’ensemble des conditions de liquidité du système bancaire. Même si votre prêt est indexé plutôt sur les taux longs (OAT), le niveau des taux courts conditionne le « prix de base » auquel la banque peut se procurer des ressources. Si le coût moyen de refinancement grimpe, il est logique que les taux immobiliers, notamment sur les longues durées, soient ajustés à la hausse pour préserver la marge de l’établissement.

Les émissions obligataires des banques et la transformation d’échéances

Pour financer des prêts immobiliers de 20 ou 25 ans, les banques émettent également leurs propres obligations sur les marchés financiers. Elles pratiquent ce qu’on appelle la transformation d’échéances : elles collectent des ressources à différentes durées (dépôts à vue, obligations à 5, 7 ou 10 ans, etc.) pour financer des actifs encore plus longs (vos prêts immobiliers). Cette gestion comporte un risque : si les conditions de marché se dégradent, le renouvellement des ressources pourra se faire à un coût plus élevé que prévu.

Pour compenser ce risque, les banques appliquent une prime supplémentaire sur leurs taux longs. C’est un peu comme si vous faisiez un prêt à un ami pour 25 ans en sachant que, tous les 5 ans, vous devrez vous-même emprunter de l’argent à quelqu’un d’autre pour continuer à le financer. Si vous n’êtes pas sûr du taux auquel vous pourrez vous refinancer à l’avenir, vous aurez naturellement tendance à demander un peu plus d’intérêt dès le départ.

La participation de la Banque Centrale Européenne dans l’établissement des taux directeurs

La Banque Centrale Européenne (BCE) impose les taux directeurs qui servent de référence à l’ensemble du système financier de la zone euro. Lorsque la BCE relève ses taux pour lutter contre l’inflation, le coût de refinancement des banques augmente quasi mécaniquement, ce qui entraîne une hausse des taux de crédit, notamment des taux immobiliers. À l’inverse, lorsque la BCE mène une politique monétaire accommodante, avec des taux bas ou négatifs, les banques peuvent se financer à moindre coût et répercuter cette baisse sur les emprunteurs.

Depuis 2022, la hausse rapide des taux directeurs pour combattre l’inflation a fortement renchéri le crédit immobilier, avant une phase de stabilisation puis de légère baisse anticipée à partir de 2024-2025. Les établissements prêteurs doivent donc en permanence ajuster leurs grilles de taux en fonction des décisions de la BCE et des conditions de marché.

La politique de tarification différenciée des organismes prêteurs

Toutes les banques ne pratiquent pas exactement les mêmes taux, ni la même prime de durée. Mis à part les paramètres macroéconomiques, chaque établissement applique sa propre tarification, en fonction de sa politique commerciale, de son appétit pour le risque et du profil de clientèle qu’il souhaite attirer. C’est pour cela qu’il est fréquent d’observer des écarts de plusieurs dixièmes de points entre deux banques pour un même dossier, surtout sur 20 ou 25 ans.

Les grilles tarifaires des banques traditionnelles et des courtiers en ligne

Les banques traditionnelles (réseaux physiques) disposent de grilles tarifaires internes, différenciées selon la durée, le montant emprunté, l’apport personnel et le profil de l’emprunteur. Elles peuvent proposer des remises commerciales ponctuelles, mais privilégient souvent la rigidité dans leur tarification de base. À l’inverse, certains courtiers en ligne ou banques 100% digitales proposent des taux plus agressifs, notamment sur les durées standard (15 et 20 ans), pour capter de nouveaux clients à moindre coût d’acquisition.

Cependant, ces acteurs peuvent être moins compétitifs sur des profils jugés plus risqués ou sur des durées très longues, car ils disposent de moins de marge de manœuvre pour absorber le risque. D’où l’importance, lorsque vous comparez les propositions, d’examiner à la fois le taux sur 15 ans mais aussi sur 20 ou 25 ans.

Le TAEG et la décomposition des marges bancaires selon la durée

Le taux nominal n’est qu’une partie de l’équation. Pour mesurer le coût réel de votre prêt et la manière dont la banque rémunère le risque de durée, c’est le TAEG (Taux Annuel Effectif Global) qu’il faut regarder. Il inclut les intérêts, mais aussi les frais de dossier, le coût de l’assurance emprunteur, les garanties (hypothèque, caution), et éventuellement les frais de courtage. Sur des durées longues, certains de ces postes augmentent mécaniquement, ce qui amplifie la prime de durée au-delà du seul taux nominal.

Par exemple, une assurance emprunteur calculée en pourcentage du capital initial et due pendant 25 ans coûtera sensiblement plus cher qu’une assurance sur 15 ans, même si le taux d’assurance est identique. De même, certaines banques appliquent des frais de dossier légèrement plus élevés ou des conditions de garantie plus sévères sur les durées longues.

Les objectifs commerciaux des grands établissements bancaires

Les grandes banques de détail françaises ajustent régulièrement leurs politiques de taux en fonction de leurs objectifs commerciaux. L’une peut décider, sur une période donnée, de privilégier les prêts sur 20 ans pour dynamiser la production de crédit, en réduisant légèrement son taux sur cette maturité et en maintenant des taux plus élevés sur 25 ans. Une autre peut chercher à se positionner comme « banque des jeunes actifs » et proposer des conditions attractives sur 25 ans pour faciliter l’accession à la propriété.

Ces différentes méthodes expliquent pourquoi vous pouvez obtenir des propositions variées selon les établissements, pour une même durée d’emprunt. Elles montrent aussi l’intérêt de ne pas se limiter à sa banque historique, mais de mettre en concurrence plusieurs acteurs, voire de passer par un courtier pour trouver le meilleur taux et des conditions annexes (assurance, garanties) satisfaisantes. Sur un crédit de longue durée, quelques dixièmes de points de taux négociés représentent souvent plusieurs milliers d’euros d’économies.

Les modes d’arbitrage emprunteur face à la prime de durée

Plusieurs initiatives sont possibles pour arbitrer entre durée, mensualité et coût total du crédit. L’objectif n’est pas forcément de choisir la durée la plus courte possible, mais de trouver le meilleur compromis entre confort de remboursement et équilibre financier.

Le calcul du coût total du crédit sur différentes maturités

La première phase consiste à comparer, chiffres à l’appui, le coût total de votre crédit sur plusieurs durées (15, 20, 25 ans). Pour cela, vous pouvez utiliser une calculette en ligne. Vous verrez souvent que la différence de mensualité entre 20 et 25 ans n’est pas énorme, alors que le coût total des intérêts, lui, augmente fortement.

Par exemple, pour 200 000€ empruntés : sur 20 ans à 3,4%, la mensualité tourne autour de 1 160€ pour un coût total d’intérêts d’environ 80 000€. Sur 25 ans à 3,7%, la mensualité descend vers 1 020€, mais le coût des intérêts grimpe à plus de 100 000€. La question devient alors : préférez-vous économiser 140€ par mois au prix de 20 000€ d’intérêts supplémentaires, ou accepter une mensualité un peu plus élevée pour limiter le coût global du projet ?

Le remboursement anticipé et la décision de la bonne durée d’emprunt

Une stratégie souvent pertinente consiste à emprunter sur une durée longuepour sécuriser une mensualité basse, puis à rembourser par anticipation dès que votre situation financière le permet (augmentation de revenus, héritage, prime exceptionnelle, etc.). Cette technique vous donne de la souplesse : vous n’êtes pas obligé de rembourser plus tôt, mais vous en avez la possibilité. En pratique, vous pouvez verser un capital en une fois pour réduire soit la durée restante du prêt, soit le montant des mensualités.

Attention toutefois aux indemnités de remboursement anticipé, qui peuvent s’élever à 3% du capital restant dû ou l’équivalent de 6 mois d’intérêts (le plus petit des deux). Avant de vous engager, vérifiez les conditions de votre contrat : certaines banques acceptent de les négocier, voire de les supprimer. Un bon montage consiste parfois à choisir une durée officielle plus longue, en prévoyant dès le départ un plan d’épargne parallèle pour organiser un remboursement anticipé partiel au bout de quelques années.

La renégociation de prêt et le rachat de crédit immobilier

Enfin, la prime de durée ne doit pas être vue comme figée. Si les taux baissent quelques années après votre emprunt, vous pouvez envisager une renégociation de prêt avec votre banque ou un rachat de crédit immobilier par un autre établissement. Dans les deux cas, l’idée est de profiter d’un nouveau contexte de taux pour réduire soit votre mensualité, soit la durée restante, soit les deux.

Pour savoir si l’opération est intéressante, il est indispensable de réaliser une simulation emprunt immobilier en incluant tous les frais. En règle générale, un rachat de crédit devient pertinent lorsqu’il reste encore plusieurs années de remboursement et que l’écart entre votre ancien taux et le nouveau taux proposé dépasse environ 0,7 à 1 point. Là encore, sur un prêt long, les gains potentiels se chiffrent souvent en milliers d’euros.

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